mercoledì, Maggio 27, 2026
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L’Afrique au centre de la troisième édition de Coopera, la conférence de la Coopération italienne

AGI – La troisième édition de Coopera, la Conférence nationale sur la coopération italienne au développement, est en cours depuis hier à Rome à l’Auditorium Conciliazione et dans les Corsie Sistine. Un rendez-vous très attendu qui représente l’occasion d’une réflexion collective sur le système italien de coopération au développement, réunissant institutions, société civile, universités, secteur privé et partenaires internationaux afin de dresser un bilan des priorités et des défis de la politique de développement du pays. Avec plus de 1.400 participants inscrits et plus de 80 intervenants, cet événement de deux jours comprend quatre séances plénières, ainsi que des séances thématiques sur le financement du développement, les partenariats public-privé et la coopération européenne.

Tajani, la coopération est l’image de l’Italie dans le monde

La séance plénière d’ouverture a été inaugurée, hier, par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antonio Tajani, qui a souligné que la coopération au développement est l’image de l’Italie dans le monde. “Nous n’avons aucune vocation coloniale ou hégémonique, mais plutôt le désir de soutenir les populations locales: partout où il y a un Italien, il y a le désir d’agir positivement. Malgré toutes nos difficultés, nous sommes un pays où il fait bon vivre, et nous avons donc le devoir d’aider ceux qui sont moins bien lotis. Nous voulons garantir aux enfants africains, comme aux enfants italiens, une espérance de vie plus longue. Il ne s’agit pas de faire l’aumône, mais d’aider ces pays à exploiter leurs ressources”, a-t-il déclaré.

 

 

Le rôle stratégique de l’Afrique et du Plan Mattei

“L’Afrique est un continent très riche: si nous l’aidons à développer son potentiel, par exemple dans les secteurs minier, agricole et technologique, nous pouvons devenir des moteurs de développement dans cette partie du monde”, a poursuivi le vice-Premier ministreitalien, rappelant les interventions d’urgence menées dans les pays en conflit, et citant les initiatives “Food for Gaza” et “Italy for Sudan”.

“Nous faisons beaucoup pour ces pays, ainsi que pour l’Ukraine. Nous nous appuyons sur de nombreuses ONG, des missionnaires et des laïcs, qui incarnent tous cette Italie solidaire dont on ne parle jamais assez”, a-t-il ajouté. Le Plan Mattei s’inscrit dans ce cadre, que Tajani considère comme la “transformation opérationnelle” du concept de coopération au développement, permettant d’exporter notre savoir-faire vers des pays moins favorisés. “Nous travaillons dans de nombreux pays africains, comme l’Égypte et la Mauritanie, où nous cultivons des terres arides. Ils sont très intéressés. Nous participons également à des coentreprises: tout cela fait partie d’une stratégie. Nous sommes aussi très actifs dans le secteur du café, en formant aux techniques de transformation. Nous formons également de nombreuses personnes. L’Afrique est proche; nos relations avec ce continent s’inscrivent dans une longue tradition”, a-t-il déclaré.

Priorités et engagements de la coopération italienne

Cette année marque la troisième édition de Coopera, la conférence publique nationale sur la coopération, instituée par l’article 16, paragraphe 3, de la loi 125/2014. Cet événement constitue une occasion importante d’évaluer les priorités et les initiatives de la Coopération italienne au développement et, simultanément, un moment d’échange pour ses membres.

La coopération au développement est une composante essentielle et déterminante de la politique étrangère italienne, visant à promouvoir la paix, la justice et la stabilité. Pour définir ses politiques de développement, l’Italie prend l’Agenda 2030 comme point de référence. Dans ce processus, le rôle des partenariats est de plus en plus important: l’aide publique au développement demeure essentielle, mais ne suffit pas à elle seule. Il est indispensable d’impliquer de manière coordonnée les acteurs traditionnels, le secteur privé, la société civile, le monde universitaire et les nouveaux bailleurs de fonds internationaux.

L’Italie confirme son engagement sur la voie pluriannuelle d’une approche progressive des objectifs de 0,7% du revenu national brut et de 0,15 à 0,20% pour les pays les moins avancés, fixés par l’Agenda 2030 et conformément à l’article 30 de la loi n° 125/2014.

 

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