domenica, Febbraio 1, 2026
spot_imgspot_imgspot_imgspot_img

En Tunisie inauguration de l’exposition “Magna Mater, entre Zama et Rome”

AGI – Le retour “de 30 pièces du site de Zama Regia dans leur patrie représente le retour de la mémoire à son lieu naturel, après un parcours de restauration et une exposition scientifique et culturelle au Colisée de Rome”. C’est ce qu’a déclaré la ministre tunisienne des Affaires culturelles, Amina Srarfi, lors de l’inauguration, hier soir, au Musée national du Bardo, de l’exposition internationale “Magna Mater, entre Zama et Rome”, en présence de son homologue italien, Alessandro Giuli, venu à Tunis pour cet événement qui reflète la profonde coopération dans le domaine de la protection et de la valorisation du patrimoine archéologique entre l’Italie et la Tunisie.

 

 

La ministre Srarfi a souligné que cet événement est “le fruit d’une forte amitié et d’une coopération fructueuse tuniso-italienne, qui a contribué à faire connaître le patrimoine tunisien au niveau mondial”. La ministre tunisienne de la Culture a réaffirmé que l’exposition constitue “une première étape dans le cadre d’un projet culturel plus large concernant le site de Zama dans le gouvernorat de Siliana, à travers des programmes de formation, d’échange d’expériences, de travaux de protection et de recherche archéologique conjointe”. Elle a mis en avant le fait que “les opérations de restauration ont redonné vie à ces précieuses pièces et contribué à la valorisation de l’histoire des deux pays grâce à un effort collectif, un engagement partagé et une profonde passion pour l’archéologie”, en souhaitant à l’exposition, en cours jusqu’au 21 juillet 2026, connaisse le même succès et la même popularité qu’au Colisée.

De son côté, le ministre Giuli a affirmé que “l’exposition incarne la profondeur des liens historiques et culturels entre la Tunisie et l’Italie”, soulignant que ces biens, “qui portent avec eux le parfum du passé et les secrets de la civilisation, représentent une précieuse opportunité pour renforcer la coopération dans les domaines de la recherche archéologique, de la restauration et de l’échange d’expériences, et incarnent la capacité de la culture à construire des ponts entre les peuples et la rencontre des civilisations au fil des siècles”.

 

 

Après les discours d’ouverture, les deux ministres ont visité la salle Sousse du Musée national du Bardo, où ils ont examiné attentivement les pièces archéologiques exposées, qui mettent en lumière les liens profonds entre le patrimoine tunisien et les civilisations méditerranéennes.L’exposition présente 30 biens découverts sur le site archéologique tunisien de Zama, dans le nord-ouest de la Tunisie, preuve tangible des pratiques et des rituels religieux qui ont façonné l’histoire spirituelle de la région. Ces pièces ont été transportées à Rome pour y être restaurées avant d’être exposées au Colisée du 5 juin au 5 novembre 2025, attirant l’attention de millions de visiteurs et contribuant à la promotion internationale des attraits culturels et touristiques du pays nord-africain.

L’exposition revient en Tunisie dans un nouveau format au Musée national du Bardo et restera ouverte jusqu’à mi-juillet, offrant ainsi au public l’opportunité d’admirer ces pièces dans leur contexte culturel et historique. Organisée par l’Institut national du patrimoine (Inp) et l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de développement culturel, en collaboration avec le Département pour la valorisation des biens culturels, l’exposition ouvrira ses portes au public aujourd’hui. En marge de l’inauguration, une conférence de presse s’est tenue au cours de laquelle le projet d’exposition a été présenté, jetant les bases de la première coopération tuniso-italienne dans le domaine de la valorisation du patrimoine. La conférence a été animée par le directeur général de l’Inp, Tarek Bakkouche, en présence du représentant du ministère italien de la Culture, Stefano Lanna, du représentant de l’Institut italien pour la valorisation du patrimoine national, Alessio Di Cristofaro, et des membres du comité scientifique, Sondos Dagherou et Fathi Bejaoui.

 ​ Read More 

​ 

VIRGO FUND

PRIMO PIANO