AGI – Au Sigep, le Salon international consacré au food service qui s’est récemment déroulé à Rimini, l’Italie a promu la coopération dans la chaîne d’approvisionnement du café en Afrique. En partenariat avec l’Agence pour le commerce extérieur et le monde de la coopération italienne (AICS), Rome a mis en avant les projets en cours avec les coopératives de café du Kenya, d’Éthiopie, de Tanzanie, d’Ouganda, du Rwanda et de Côte d’Ivoire, promouvant un modèle de collaboration équitable et durable, conformément au Plan Mattei pour l’Afrique. Les principales lignes de cette collaboration sectorielle portent sur la formation, l’accès au crédit, le renforcement du rôle des femmes ainsi que le transfert de compétences. Comme l’a expliqué le directeur de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), Marco Riccardo Rusconi, l’Italie a tenu à cette occasion à réaffirmer également son engagement au sein d’instances multilatérales telles que le G7, en faveur d’une filière café résiliente et durable. Celle-ci est de plus en plus localisée dans les pays producteurs, axée sur le renforcement des capacités de production locales, l’inclusion, l’autonomisation et un meilleur accès aux services financiers.
L’attention portée à la filière café s’est récemment élargie à l’Union Européenne. Dans le cadre de la stratégie Global Gateway, la Commission a investi dans le programme ACT (Advancing Climate-Resilience and Transformation in African Coffee), qui vise à renforcer les partenariats internationaux publics et privés ainsi que la coopération technique afin de soutenir la création de valeur ajoutée locale dans les principales communautés productrices de café. Financé par le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le programme a vu, le 16 janvier dernier, l’implication du groupe d’assurance Generali et de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) : les deux parties ont signé une déclaration commune dans le cadre du programme ACT.
L’initiative se concentre dans un premier temps sur l’Éthiopie, le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda et le Malawi, en s’appuyant sur une approche en cinq piliers : valeur ajoutée, climat, conformité, recherche et inclusion sociale, la finance jouant un rôle transversal. La collaboration entre les partenaires portera principalement sur trois axes prioritaires : promouvoir les partenariats multipartites et la coopération public-privé afin de mobiliser des ressources et de partager les connaissances au service d’une croissance inclusive ; mener des études conjointes en mettant l’accent sur l’assurance paramétrique appliquée à la chaîne de valeur du café dans le contexte africain ; encourager le dialogue et la mesure de l’impact entre les acteurs publics et privés, notamment grâce à des outils pratiques permettant d’évaluer les résultats sociaux et environnementaux.



